Par principe, l’élève ou l’étudiant stagiaire n’est pas lié à l’entreprise par un contrat de travail à l’entreprise qui l’accueille et n’a pas le statut de salarié. Son passage en entreprise n’a qu’un but pédagogique et de formation : même s’il peut être tenu d’exécuter des tâches à caractère professionnel, il est dans l’entreprise pour apprendre et/ou observer et n’a donc pas d’obligation de production comme les salariés.
Ainsi, comme le précise la Charte des stages étudiants en entreprise :
« La finalité du stage s’inscrit dans un projet pédagogique et n’a de sens que par rapport à ce projet. Dès lors le stage :
- permet la mise en pratique des connaissances en milieu professionnel ;
- facilite le passage du monde de l’enseignement supérieur à celui de l‘entreprise. »
Les critères caractérisant l'existence d'un stage sont appréciés strictement par la jurisprudence : en cas de litige, le juge appréciera le caractère pédagogique du stage et se prononcera en fonction des conditions de travail et de l'emploi réellement occupé par le jeune dans l'entreprise.
La requalification du contrat de stage en contrat de travail permet au salarié d'avoir :La requalification peut être également accompagnée de sanctions pénales à l'encontre de l'employeur qui a porté atteinte à la dignité de la personne (C. pén., art. 225-13 et 225-14). En conclusion, il semble délicat de verser au stagiaire des commissions, il y a un risque important de requalification de la convention de stage en contrat de travail ; en effet, si le stagiaire peut prétendre au versement de commission c’est qu’il a effectué une prestation de travail donnant lieu à rémunération, et dans cette logique il paraît évident que l’employeur a tiré profit de la présence du stagiaire (lui ayant par exemple permis d’acquérir de nouveaux clients).
De plus les trois critères permettant de qualifier une relation en contrat de travail sont réunis :L’employeur peut accorder des prêts aux salariés sous réserve de respecter certaines règles. Il peut s’agir soit d’un prêt tout à fait exceptionnel, soit dans certaines entreprises habilitées à accorder des prêts (ex : banques), des prêts accordés dans des conditions préférentielles par rapport à celles accordées à la clientèle (ex : taux inférieurs à ceux du marché, etc).
A moins que cela ne relève de son activité, l’entreprise n’est pas en tant que tel un organisme financier : dans une telle situation, la possibilité d’accorder un prêt avec intérêts (attention à limite du taux usuraire) n’est ouverte que si le prêt est consenti en fonction de considération d’ordre social.
Le prêt peut être consenti sans intérêts. Dans ce cas, les conditions d’accord du prêt sont beaucoup plus souples, mais le prêt doit faire l’objet d’un écrit au-delà de 800 €.
Le salarié doit déclarer le prêt lorsque son montant est égal ou supérieur à 760 €. La déclaration s’effectue via l’imprimé fiscal 2062 à joindre à la déclaration de revenus. Le prêt n’est pas imposable.
C’est à l’employeur d’effectuer cette déclaration lorsqu’il a consenti plusieurs prêts pour des montants chaque fois inférieurs à 760 €, mais dont les sommes additionnées donnent un résultat supérieur ou égal à cette somme. L’imprimé fiscal 2062 doit alors être déposé auprès des services fiscaux avant le 15 février.
La jurisprudence assimile le prêt consenti à l’employeur à un salarié à une avance en espèce. Il s’ensuit que lorsque les conditions de la compensation légales sont réunies, l’employeur est en droit de se rembourser au moyen de prélèvements successifs sur le salaire ne dépassant pas 10 % du montant des salaires exigibles (Cass. Soc. 07/12/1989 et 05/05/1993).