Quelles sont les limites d’exonération des chèques cadeaux attribués à nos salariés pour Noël ?
Le chèque cadeau sera exonéré de cotisations s’il est attribué pour un évènement particulier, pour une utilisation déterminée, c’est-à-dire que son objet est en relation avec l’évènement, par exemple Noël, et qu’il reste inférieur à 142.95 € pour 2009. Si sa valeur dépasse ce montant, la part excédant cette limite sera réintégrée dans la base de cotisations en tant qu’avantage comme tout autre élément de rémunération.
Il est possible de procéder à une participation ainsi que d’attribuer des chèques cadeaux. Certaines règles sont toutefois à respecter. Les chèques ou bons-cadeaux pour donner lieu à exonérations de cotisations et d’impôt sur le revenu doivent être attribués suivant certaines modalités et notamment pour un événement particulier.
Ainsi :Sont considérés comme des événements par l’administration : le mariage, les naissances, le départ à la retraite, la fête des mères, la fête des pères, la fête de Sainte-Catherine, la fête de Saint-Nicolas, le Noël des salariés et des enfants (enfants jusqu'à 16 ans révolus dans l'année civile), la rentrée scolaire pour les salariés ayant des enfants (enfants jusqu'à 19 ans révolus dans l'année civile). Il faut entendre toute rentrée de début d'année (scolaire, universitaire), peu importe la nature de l'établissement : établissement scolaire, lycée professionnel, centre d'apprentissage ;
Est réputé conforme aux usages le bon d'achat ou le chèque cadeaux dont la valeur est inférieure à 5 % du plafond mensuel de sécurité sociale (par événement et par année civile ; soit 142.95€ pour 2009).
Dans l'hypothèse où un salarié perçoit, pour le même événement, un bon d'achat et un cadeau en nature, leurs montants doivent être cumulés afin d'apprécier le seuil susvisé.
Deux événements ont nécessité des adaptations du seuil de 5 % :Ces conditions doivent être réunies simultanément pour ouvrir droit à exonération de cotisations de sécurité sociale, de CSG et de CRDS (Circ Acoss 19/2/1999, 21/12/1999).
Cette tolérance s’applique dans les mêmes conditions pour la détermination de la taxe sur les salaires (Inst. 12/09/2002).
Elle ne vaut que pour les cadeaux et bons d’achats, à l’exclusion des « enveloppes » ou chèques destinés à l’achat d’un cadeau, devant être inclus dans l’assiette de cotisations.
Sources : Dictionnaire Permanent Editions Législatives, Mémento Social 2009 Ed. F.LEFEBVRE