Thématiques RH : Management

Le traitement de l’information - Remarques générales (1/2)

Par RH info pour Kiosque PME

Qu’on la reçoive – en la recherchant ou non –, qu’on la transmette ou qu’on la retienne, qu’on la fausse, quelle soit codée ou non, ou d’une confidentialité confinant au secret ou à l’initiation, l’information a toujours été pour l’homme une source nécessaire et indispensable pour acquérir un certain savoir qui peut à la fois le déterminer et l’orienter dans ses idées, ses paroles et ses actes.
 
Par ailleurs, tout le monde le dit et le répète : le « management de la connaissance » est devenu une priorité pour les entreprises. Mettre en place un système de recueil de l’information peut être relativement facile, mais sa capitalisation intelligente ne saurait se résoudre à une simple accumulation quantitative ; il s’agit de restituer à la bonne personne l’information dont elle a besoin, au moment où elle en a besoin, et même de lui permettre d’élargir l’estimation initiale de ces besoins…

Il y a là une véritable fécondité possible : permettre de créer un certain dynamisme de recherche et de création de valeur, sans que la personne n’ait eu elle-même, de manière exclusive – ce qui serait très « chronophage », – à maintenir une veille tout azimut et à aller elle-même à la pêche aux informations utiles.

 
Deux modes d’accès à l’information
Il est opportun, à cet effet, de discerner avec soin les deux modes classiques d’accès à l ‘information :
  • Le mode « pull », dans lequel la recherche d’information est active, l’intéressé formulant lui-même sa requête à partir de son besoin explicite. Deux problèmes se posent dans ce cas : premièrement, l’identification du lieu (personne, site, expert) et de la manière (formulation de la requête, critères de recherche) d’obtenir la réponse ciblée ; deuxièmement la limitation du champ de conscience de l’intéressé, qui ne s’appuie alors que sur son système de représentations existant pour diagnostiquer le problème et estimer son besoin.
  • Le mode « push », dans lequel la recherche d’information est passive, l’intéressé recevant de l’information sans en avoir formulé la demande. Ce peut être le cas, par exemple, d’un suivi simple d’information (les médias), d’une veille structurée sur un secteur plus restreint ou encore d’une organisation du système d’informations prospectives, par Intranet par exemple, au sein d’une entreprise. Dans ce cas, les problèmes posés sont différents : premièrement, celui du repérage et de la pertinence des informations pour un acteur donné ; deuxièmement le temps nécessaire pour réviser et réadapter son système de représentations en fonction d’une intégration constante d’information ; enfin la capitalisation et l’exploitation transmissible et reproductible de ces informations, sans laquelle il n’est pas, rappelons-le de professionnalisme avéré.

Un paradoxe à intégrer
Le paradoxe, pour une entreprise dont le développement est intimement lié à l’information, apparaît ainsi plus clairement : en matière de savoir, la méconnaissance des possibles exige une ouverture et une captation maximale, le mode « push » présent devenant le moteur du mode « pull » à venir. Mais la prolifération des sources d’accès et la difficulté à structurer des vecteurs de recherche efficaces crée ordinairement une pure inflation d’informations que l’on ne peut ni ne sait exploiter. Il est en effet fréquent que ce soit la veille pure et simple, de quelque nature qu’elle soit, qui révèle un problème et permette de l’anticiper ; et dans ce cas il est délicat de définir a priori une fonction d’utilité permettant d’apprécier la valeur de l’information. Il faut développer une conception du « problème » comme opportunité nouvelle à rechercher et non seulement comme risque connu à résoudre.

Mais dans une large mesure, avec cette conception des choses, on ne trouve que ce que l’on cherche, comme dans toute expérimentation. L’unité de temps, de lieu et d’action qui permettait de cristalliser, auparavant, la valeur d’une information, est sérieusement compromise ; ou plutôt, elle est à entendre aujourd’hui sur une toute autre échelle et une toute autre dimension. Une approche méthodologique nouvelle s’impose.

Une information n’acquiert une valeur qu’en raison de ses relations avec d’autres. Nous disposons parfois déjà d’informations clés sans en prendre conscience ; ou parfois encore nous manque-t-il très peu de choses, et très accessibles… Mais elles nous échappent, car nous avons encore tendance à travailler sur les données et non sur les liens et les moteurs systémiques. Nous recherchons de la valeur sans oser ni penser à en créer.

Or l’utilité opérationnelle d’une information est plus souvent à inventer et générer qu’à découvrir et exploiter. Il faut donc une fonction prospective. Dans ce cadre là, les moyens phénoménaux mis à notre disposition par les technologies ouvrent des possibilités sans précédent.


Comment identifier la mélodie dans le bruit ambiant ?
=> Nous y reviendrons dans notre prochain article.
 
 
 
 
 
Par mail
Téléphone : 0825 825 436 (0,15€ TTC/mn)

La paie ? Encore la paie !

La paie ? encore la paie !

Newsletter

Retrouvez, tous les mois, l’essentiel des informations légales et sociales et l’actualité d’ADP

Evénements

 

ADP vous donne rendez-vous au mois de mai à Paris.

L'actualité sociale

 

Le projet de loi de réforme des retraites - Août 2010