Plusieurs mesures du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008, en cours d'examen, intéressent la paye.
Le taux de droit commun de la contribution patronale due sur les avantages de préretraite d'entreprise servis à d'anciens salariés (voir Dictionnaire Paye « Contribution sur les préretraites d'entreprise ») serait porté de 24,15 % à 50 % .
L'indemnité versée en cas de mise à la retraite d'un salarié par son employeur (voir RF paye 160, p. 20) serait soumise à une nouvelle contribution patronale de 25 %, qui serait portée à 50 % à partir de 2009.
Départ négocié à la retraite (art. 10) .
Le régime social et fiscal de faveur applicable du 1er janvier 2010 au 1er janvier 2014 aux indemnités versées en cas de départ négocié à la retraite dans certaines entreprises (voir RF Paye 156, p. 14 et Dictionnaire Paye, « Départ négocié à la retraite ») serait supprimé. Le régime de cette indemnité serait aligné sur celui des indemnités de départ volontaire à la retraite.
Suppression des exonérations de la cotisation AT/MP (art. 14) .
Actuellement, en dehors des contrats d'apprentissage et de professionnalisation signés depuis le 1er janvier 2007, les dispositifs d'exonération de cotisations patronales de sécurité sociale s'appliquent aussi à la cotisation « accidents du travail ». Ce ne serait plus le cas.
Nouvelles franchises mé Accident du travail et maladie professionnelle é é(art. 71)
Les salariés en arrêt de travail suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle serait soumis au même régime de contrôle de la sécurité sociale qu'en cas de maladie non professionnelle (heures de sortie autorisée, etc.). êt maladie (art. 37) é. Il arrive que suite éà une suspension de versement des IJSS par la CPAM, l'assuré social se fasse prescrire un nouvel arrêt de travail (le but étant d'être à nouveau indemnisé).
Dans un tel cas, la CPAM serait habilitée à suspendre le versement des IJSS et à saisir parallèlement le contrôle médical, qui serait tenu de rendre un avis dans un délai à fixer par décret.
Source : projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 (art. 71) .
Les salariés en arrêt de travail suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle serait soumis au même régime de contrôle de la sécurité sociale qu'en cas de maladie non professionnelle (heures de sortie autorisée, etc.).
Il arrive que suite à une suspension de versement des IJSS par la CPAM, l'assuré social se fasse prescrire un nouvel arrêt de travail (le but étant d'être à nouveau indemnisé). Dans un tel cas, la CPAM serait habilitée à suspendre le versement des IJSS et à saisir parallèlement le contrôle médical, qui serait tenu de rendre un avis dans un délai à fixer par décret.